Kits d'action

Des idées reçues

Quelques idées sont régulièrement entendues entres amis-es, dans les médias, que recouvrent-elles?


Je suis mineure, mes parents décident ...

Faux

Une femme mineure peut décider d’avorter sans l’autorisation parentale ou contre l’avis de ses parents, si elle désire garder le secret de sa démarche. Dans ce cas, c’est elle qui doit signer l’autorisation d’intervention. Elle doit choisir une personne majeure accompagnante.

Pour en savoir plus : www.ivg.gouv.fr


Quand on avorte, on exerce un droit...

Vrai

Ce droit est inscrit dans une loi qui le garantit pour toutes les femmes. Mais une loi ne peut garantir un droit que si elle est respectée, appliquée avec les moyens nécessaires. Pour que nous puissions exercer ce droit il faut le connaitre : c’est ce qui nous permet de l’exercer en toute légitimité, et d’exiger qu’on nous respecte  quand on l’exerce.


Si j’avorte, je vais devenir stérile...

Faux

Le fait d’avorter à un moment de sa vie ne compromet pas une future grossesse. L’avortement pratiqué dans de bonnes conditions et par un personnel formé et compétent est devenu un acte médical sûr. Ce sont les mêmes femmes qui avortent et qui mènent des grossesses à terme et nous avons en France un taux de natalité parmi les plus haut d’Europe.


Pour avorter, il faut s’informer rapidement...

Vrai

A partir du moment où on a un retard de règles, le temps passe très vite : les démarches pour obtenir les rendez-vous demandent des délais plus ou moins longs. L’IVG n’est autorisée que jusqu’à 14 semaines depuis les dernières règles. L’IVG médicamenteuse est pratiquée jusqu’à 7 semaines depuis les dernières règles sans hospitalisation.

Si on veut avoir le choix, il faut pouvoir s’informer rapidement et sur les sites fiables

www.ivg.gouv.fr ou les permanences téléphoniques régionales


Si j’avorte, je vais avoir des séquelles...

Faux

Les complications physiques lors d’un avortement sont extrêmement rares quand l’IVG est pratiquée de façon légale et dans de bonnes conditions sanitaires. Ce sont les mêmes que celles qui peuvent suivre une fausse couche spontanée. Les conséquences psychiques sont variables et dépendent de l’accompagnement de la femme dans sa décision. Les études internationales qui comparent l’état de troubles psychiques des femmes après un accouchement / après un avortement, ne montrent pas de risque augmenté après un avortement.


La décision d’avorter est celle de la femme et d’elle seule...

Vrai

La loi (article L.2212-1 du Code de la santé publique) permet à « toute femme enceinte, majeure ou mineure, si elle ne veut pas poursuivre une grossesse, de demander à un médecin l’interruption de sa grossesse ». Seule la femme concernée peut en faire la demande.


Il y a des avortements de confort...

Faux

Dire cela ne prend pas en compte la réalité des faits, par exemple qu’une des causes les plus courantes d’une grossesse non prévue est un défaut de contraception qui lui-même lié à une histoire de vie.

Cette idée que toutes les femmes qui avortent seraient irresponsables et volages fait de la maternité la seule option « honorable » de l’exercice de la sexualité. Elle perpétue que les femmes ne peuvent avoir de désir et de sexualité que pour avoir des enfants. 


L’avortement est remboursé à 100%...

Vrai

Depuis mars 2013, l’acte est remboursé à 100% mais la première consultation et les examens complémentaires, tels que les prises de sang ou échographie, ne le sont pas et peuvent varier

Toutes les informations sur le site de la Sécurité Sociale


Il faut avoir des raisons graves pour pouvoir demander un avortement...

Faux

Les raisons pour qu’une femme décide d’avorter sont ses raisons personnelles que personne ni parents, ni amiEs, ni professionnels, ne peut évaluer. Cette décision d’avorter revient à la femme et à elle seule, et elle n’est pas obligée de l’expliquer.


On peut avorter en cabinet de ville...

Vrai

Les médecins en cabinet médical de ville, peuvent pratiquer l’avortement par méthode médicamenteuse jusqu’à 5 semaines de grossesse (7 semaines depuis les dernières règles). Pour pouvoir le faire il doit passer convention avec le centre d’IVG local.

Les centres de planification et les centres de santé peuvent aussi avoir cette pratique d’IVG par méthode médicamenteuse.


Quand on avorte on tue un enfant...

Faux

« L’embryon n’est pas ce qu’il pourrait devenir. De même qu’une chenille n’est pas un papillon » Hans Saner .

L’embryon et le fœtus que l’on porte quand on est enceinte, sont humains comme le sont le spermatozoïde et l’ovule. Ils ne sont pas pour autant des personnes.

Avorter c’est arrêter d’être enceinte, c’est en ces termes que pense la femme car il n’y a  pas de projet d’enfant. 


On peut avorter par médicaments...

Vrai

L’avortement médicamenteux est possible jusqu’à 7 semaines depuis les dernières règles,  sans hospitalisation, auprès de médecins de ville agréés, de centres de planification ou de centres de santé.

Jusqu’à 9 semaines depuis les dernières règles, l’avortement médicamenteux peut être pratiqué en milieu hospitalier avec une courte hospitalisation (en ambulatoire). Cela implique la prise de deux médicaments différents à 36 ou 48h d’écart. Ces médicaments ne sont pas vendus en pharmacie ni librement , ni sur ordonnance, ils sont donnés directement par le médecin agréé.


Il y a des filles qui font des avortements comme moyen de contraception...

Faux

Contraception et avortement ne s’opposent pas, il n’y a pas de hiérarchie entre les deux ; ce sont les deux façons de choisir de ne pas être enceinte.

A certaines périodes de leur vie, pour certaines femmes il est plus difficile de prévoir, d’anticiper, d’utiliser de façon fiable une contraception.

Des paroles et des postures désapprobatrices ne font qu’augmenter leurs difficultés : réfléchissons avec elles, aidons les, sans jugement, à faire leur cheminement et à accéder à leur droit.


Quant une femme demande à avorter, le médecin doit l’informer et l’orienter...

Vrai

Article L. 2212-3 du code de la santé : « Le médecin sollicité par une femme en vue de l'interruption de sa grossesse doit, dès la première visite, informer celle-ci des méthodes médicales et chirurgicales d'interruption de grossesse et des risques et des effets secondaires potentiels. Il doit lui remettre un dossier-guide, mis à jour au moins une fois par an, comportant notamment le rappel des dispositions des articles L. 2212-1 et L. 2212-2, la liste et les adresses des organismes mentionnés à l'article L. 2212-4 et des établissements où sont effectuées des interruptions volontaires de la grossesse. »