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Suppression du délai de réflexion : oui, les femmes peuvent réfléchir par elles-mêmes !

Les députés-es ont voté en commission la suppression du délai de réflexion obligatoire.

19/03/2015
Suppression du délai de réflexion : oui, les femmes peuvent réfléchir par elles-mêmes !

Les députés-es de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale ont voté dans la nuit la suppression du délai de réflexion obligatoire dans le cadre des avortements. Jusqu'ici, toute femme souhaitant avorter a l'obligation d'attendre sept jours après son premier rendez-vous avant de confirmer qu'elle veut mettre fin à sa grossesse. Sept jours de plus d'une grossesse non désirée, que rien ne justifie.

 

En effet, les femmes ne sont pas des irresponsables. Lorsqu'elles décident d'avorter, elles n'ont pas besoin qu'on leur demande expressément de réfléchir car leur décision est déjà mûrie. Cette semaine est une formalité héritée de la loi Veil qui, rappelons-le, a été votée il y a 40 ans, dans un contexte différent d'aujourd'hui. Elle est symbolique mais a des effets négatifs bien réels. Elle ne fait qu'ajouter aux difficultés d'accès à l'IVG, en allongeant les délais de prise en charge.

Le Planning Familial, qui accueille des femmes sur le terrain depuis 60 ans, espère que la suppression de ce délai de réflexion sera entérinée lors de l'examen du texte de loi en séance plénière, à partir du 31 mars. Il regrette cependant que l'amendement pour la suppression de la double clause de concience spécifique à l'IVG ait été retiré, maintenant l'avortement dans son statut d'acte médical à part.